La pédagogie inversée

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La pédagogie inversée ou classe inversée.

Fini le cours magistral ! La pédagogie inversée laisse l’élève préparer le cours à la maison à l’aide de vidéos, de podcasts, de diaporamas, de lectures conseillées par le maître ou le professeur. La séance en classe se transforme en brainstorming de ce qui a été construit ou pour le moins étudié à la maison. On travaille en groupe, on bâtit un projet, on s’entraîne autour de tâches complexes. Chaque élève propose des informations, des solutions aux thèmes abordés. Ici l’erreur a droit de cité ! Elle permet de faire progresser individuellement les élèves. L’approche systémique transposée dans le milieu scolaire permet aux élèves de comprendre l’impact du groupe sur les apprentissages partagés et la résolution des questions proposées par l’enseignant.. Un immense bouleversement des pratiques professionnelles …

 

 

Une pédagogie innovante ?

La pédagogie inversée chamboule les rôles traditionnels du milieu scolaire. Là, où habituellement, l’apport magistral est traité et travaillé en classe avec des exercices puis révisé et retravaillé à la maison avec les devoirs elle « renverse » la pédagogie : l’élève découvre à la maison et valide en cours sa compréhension. C’est donc une toute autre approche avec la pédagogie inversée qui a l’avantage de s’adapter au fonctionnement de notre cerveau : répétition et mémorisation in situ, curiosité et scénarisation, utilisation de l’image, travail collaboratif, …

HUNGARY-CHILDREN-SCHOOLEn effet dans la pédagogie inversée ou classe inversée la notion est d’abord étudiée seul par l’élève. Il découvre la notion travaillée par lui-même à l’aide d’outils fournis par l’enseignant et d’un plan d’action : vidéos en ligne, podcast d’émissions, tutoriels, diaporamas, fichiers PDF, …. L’élève arrive donc en classe « chargé » de questions, d’interrogations et d’envies habilement provoquées. En classe, l’enseignant va proposer des « tâches complexes » liées à ce qui a été vu, de la manipulation, des échanges d’idées en travaux de groupe. Il guide les élèves et s’engage dans un accompagne individualisé.

Il y a donc d’abord transfert de l’information: l’enseignant communique le savoir ensuite l’élève doit être capable de l’assimiler et de le réinvestir ! Le rôle de l’enseignant est transformé. De « passeur » de savoir il devient un « accompagnateur » de compréhension du savoir.

 

 

Une méthode ancienne et qui se diffuse en France?

Les premières expériences de pédagogie inversée, sont nées à Harvard dans les années 1990. Celui qui a réellement développé le concept est un mathématicien américain, Salman Kahn, qui avait publié des vidéos sur YouTube en 2004 pour aider des enfants de sa famille en mathématiques. Il réalise que des centaines de personnes consultent ses vidéos. Rançon du succès en 2010, la fondation Bill Gates et Google lui offrent 3.5 millions de dollars. Il fonde la Kahn Academy, qui prône un espace web d’apprentissage gratuit et libre pour tous.

En France les expériences se multiplient depuis 2010. Les enseignants mènent des projets pilotes dans les Académies de Nantes, Bordeaux, Lille, Créteil. Des classes d’école et de collège se lancent comme dans la Marne et la Gironde

 

Les avantages ?

Dans une Economie du « savoir et de la connaissance » cette approche pédagogique ne peut être qu’encouragée. Les avantages sont multiples :

  • Amélioration de l’apprentissage des élèves en repensant les activités en cours,classe-inversee
  • Débats et échanges en cours stimulent les élèves en évitant la passivité,
  • Adaptable et personnalisable à chaque élève,
  • Favorise l’action et l’implication des élèves,
  • Permet de multiplier les séances de révision, répétition à la maison qui devient un véritable lieu d’apprentissage,
  • Ce qui n’est pas compris à la maison est assimilé en cours,
  • Stimule la motivation intrinsèque et évite le désinvestissement,

 

Accéder à des ressources pour aller plus loin ?

 

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